The Drink Team … et saucisson

L'association de plusieurs passionnés permet de surmonter les difficultés inhérentes à la restauration de voitures anciennes

 

L’état des lieux

L’état des lieux
Une fois le groupe déposé, j’ai commencé par désacoupler la boite (quelques difficultés avec l’embrayage qui était « collé » sur la queue de boite) et démonté naturellement tous les accessoires périphériques qui étaient restés en place sur le moteur: alternateur, démarreur, pompe à eau, pompe à essence et embrayage. L’allumeur et les carbus avaient disparu depuis 1986 comme en témoignaient les morceaux de journaux qui avaient servi à boucher les pipes d’admission! La pompe à eau, l’alternateur et l’embrayage devaient être remplacés, c’était sans appel.


 La pompe à eau n’est pas économiquement récupérable; il est plus simple de la remplacer.

pompe à eau

 Idem pour l’alternateur

Alternateur

Les surprises du démontages… Ici, l’antigel de l’époque à formé des cristaux bizarres dans la culasse derrière la pompe à eau … et surement ailleurs

les cristaux d'antigel

Le démarreur par contre semblait encore pouvoir fonctionner. Il ne devait pas être d’origine ou avait du être révisé au siècle précédent car les charbons avaient encore une bonne espérance de vie. Les bagues en bronze des paliers étaient cependant à refaire (une des deux était cassée). L’avantage de restaurer une voiture française équipée d’un moteur Renault c’est la facilité de retrouver les pièces et surtout d’avoir des prix relativement bon marché quand ces pièces sont communes avec des modèles de grande diffusion (R12 Gordini). Les choses peuvent se gâter quand les pièces recherchées sont de fabrication spécifiques Alpine, comme des élément de châssis, l’instrumentation du tableau de bord … où là les prix deviennent beaucoup moins sympa . C’est la loi de l’offre et de la demande! Mais là encore, il y a des combines. A titre d’exemple (un parmi tant d’autres): un feu clignotant neuf d’Alpine est royalement facturé 45€ chez les quelques revendeurs de pièces de la marque, alors que ce même clignotant – qui équipait à l’origine également les 2CV  camionnettes Citroën – est disponible ailleurs à 15€. Malheur aux ignorants qui font ainsi le beurre de quelques revendeurs peu scrupuleux.

La fabrication et la mise en place de ces bagues de palier ou le sablage des parties en aluminium du démarreur n’étaient pas une grande entreprise et après avoir toilé le collecteur, repeint le stator et remonté l’ensemble, le démarreur semblait me dire: « OK, je suis  bon pour reprendre un peu de service ». La pompe à essence mécanique allait finalement (après pas mal d’hésitations) être remplacée par une pompe électrique comme déjà vu à l’époque sur certaines versions compétition. C’était en plus l’occasion de récupérer facilement quelques watts sur le moteur.  L’embrayage (origine Renault R12 G) a été remplacé et acheté en allemagne car moins cher qu’en France!!! Merci Internet.

Après démontage complet du moteur, le bilan n’était pas catastrophique:

Après démontage des chapeaux de tête de bielle, les pistons grippés sont sortis par le dessus avec leur chemise (qui est emboitée dans la base du bloc moteur) et leur bielle. Un peu de dégrippant suffira pour les décoincer … et récupérer les bielles

Les cylindres d'origine

les paliers et tourillons du vilebrequin  n’étaient ni usés ni ovalisés (il avait du être changé dans sa vie antérieure car son usure ne correspondait pas au kilométrage affiché au compteur) et les bielles – à l’exception de quelques vis de tête de bielle un peu torturées – étaient encore convenables. Un léger polissage et des coussinets neufs suffiront pour assurer la remise en service.

le vilo

Evidemment, les pistons grippés dans leurs chemises étaient à changer.

Coté distribution, la chaine et les pignons avaient fait aussi leur temps et une came de l’arbre à came était atteinte de « pitting ». C’était l’occasion d’aller voir un préparateur pour faire retailler l’arbre à came et lui donner un profil plus agressif. Sur la culasse, comme il fallait changer les soupapes, les ressorts et aussi les sièges pour pouvoir rouler au sans plomb, c’était également l’opportunité de monter des grosses soupapes qui permettraient au moteur de mieux respirer en haut dans les tours. Une fois tout nu, le bloc vidé a été réhabillé avec ses carters et direction le sablage pour une séance de décroutage d’une crasse de 40 ans .

Dans :
Par nanard289
Le 26 août, 2011
A 8:50
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